Dépendance au tabac : les différents types de dépendance

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Dépendance au tabac : les différents types de dépendance

Les mécanismes qui engendrent la dépendance au tabac sont les mêmes que ceux rencontrés dans d’autres addictions (alcool, cocaïne…). Généralement, cette dépendance est multiple, elle est à la fois :

 

physique ;

 

psychologique ;

 

et comportementale.

 

Quand vous décidez d’arrêter de fumer, vous devez donc lutter en même temps contre toutes ces dépendances.

 

Mécanisme de dépendance au tabac : la dépendance physique

 

La dépendance physique est liée à la nicotine. Lorsque celle-ci atteint le cerveau, elle libère de la dopamine et active ce que l’on appelle le circuit de la récompense, responsable de la sensation de plaisir et de satisfaction chez l’être humain. Ainsi, plus vous fumez et plus votre cerveau réclame de la nicotine, c’est pourquoi la consommation augmente avec le temps. C’est ce qui explique aussi que même après des années de sevrage, une simple cigarette suffit parfois à réactiver les récepteurs du cerveau, et donc le besoin de fumer.

 

En arrêtant de fumer, vous mettez ces récepteurs en veille et ils vous solliciteront de moins en moins au fil du temps. Toutefois, dans les premiers temps, vous pouvez ressentir un effet de manque, caractérisé par :

 

des envies soudaines de fumer ;

 

un stress plus important, voire une irritabilité ;

 

un état de fatigue important.

 

La nicotine joue également un rôle sur :

 

la gestion de la douleur,

 

les humeurs,

 

la faim.

 

Mécanismes de dépendance au tabac : la dépendance psychologique

 

La dopamine étant la molécule du bien-être, fumer une cigarette engendre :

 

une sensation de plaisir ;

 

de détente ;

 

voire une stimulation intellectuelle.

 

Souvent, les fumeurs ont l’impression qu’une cigarette permet de se détendre. C’est pour retrouver une sensation d’apaisement qu’ils augmentent leur consommation de tabac, notamment dans les moments difficiles. Pour beaucoup de fumeurs, avec le temps, fumer n’est plus un réel plaisir mais un moyen de tenter de réduire des sensations négatives.

 

De ce fait, l’idée d’arrêter de fumer active une série de peurs, comme :

 

devenir irritable ;

 

ne plus pouvoir gérer le stress ;

 

ne pas se sentir à l’aise en société ;

 

vivre avec la sensation d’être en manque…

 

Mécanismes de dépendance au tabac : la dépendance comportementale

 

Elle peut sembler plus difficile à cerner, mais elle est toutefois importante. Chez un fumeur, certaines situations de la vie courante sont automatiquement associées à la cigarette, ce qui entraîne une dépendance comportementale. Voici quelques exemples :

 

fumer à la fin du repas ;

 

fumer en buvant un café ou un verre d’alcool ;

 

fumer au moment de passer un coup de téléphone ;

 

fumer lorsque vous sortez du travail…

 

Ces différentes habitudes ritualisent votre consommation et associent des lieux ou des gestes à la cigarette. Lors du sevrage tabagique, ces mêmes gestes ou lieux activent l’envie de fumer.

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